
Top 100 PR
Flauraud : « le vrai pouvoir est dans le savoir-faire »
20/07/2011 06:15
Le dossier du moment chez Aurilis Group, c'est le prochain regroupement sur Clermont-Ferrand des services centraux et de la logistique de l'entreprise jusqu'à  présent écartelés entre Aurillac (le berceau), Craponne (Aurilis) et deux autres sites maison. Avec ce désenclavement, Flauraud signera l'ultime étape d'une mue suivie avec attention par ses concurrents. Ce n'est pas tout les jours qu'on croise un distributeur bataillant simultanément pour développer son business traditionnel, conquérir la grande distribution, imposer ses marques sur le marché de la MDD et... mettre le cap sur la Chine pour chercher des relais de croissance. Et maintenant ? « J'ai beaucoup plus de questions que de réponses », répète à  l'envie Pierre-Jean Flauraud, amical mais prudent comme un Auvergnat. La concentration des distributeurs ? «Elle va dans le sens de l'histoire. » Internet ? «On fera avec. » L'avenir du métier ? «C'est à  nous de trouver des solutions. » Les pièces techniques ? « L'offre n'est pas en adéquation avec la demande.» Reste la qualité du service. Et là  , bonne surprise, les vannes s'ouvrent. «Nos marchés sont de plus en plus courts et challengés. Internet accélère. Le nombre de compétiteurs s'accroà ®t, de même que le nombre de produits techniques, qui réclament un support constant et des services client pointus. Dans ces conditions, les entreprises qui maà ®trisent le mieux le niveau 4 sont celles qui ont le plus de chance de survivre. Le vrai pouvoir repose dans le savoir-faire ! » Et sur ce sujet qui fonde la stratégie du groupe, le boss d'Aurilis Flauraud se montre prolixe. Tout comme le seront après notre rendezvous ses collaborateurs rencontrés lors d'un tour d'entreprise. Difficile d'interrompre le responsable du centre de reconditionnement « common rail » (300 injecteurs et 90 pompes par mois). Pas plus facile de quitter le patron de la hotline (35 000 appels sur six experts tous formateurs au GNFA dans le civil). Idem pour l'informaticien chargé d'upgrader le catalogue électronique. Signe qui ne trompe pas, un magasinier interrogé au débotté dans les allées du magasin est capable de restituer texto la méthode «Trou dans la raquette» (TDR) mise en place par Pierre-Jean Flauraud pour optimiser la couverture stock de l'entreprise. Etonnant. L'heure passant, je suis ressorti par le CTA où le chef d'atelier vendait du Flauraud à  un client impressionné. A voir sa tête, m'est avis qu'il est maintenant persuadé que Delphi, Denso et Bosch sont des filiales d'Aurilis !
